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Autism Research Review International, 2002, Vol. 16, No. 4, page 3
Autisme, vaccins et protection
contre le terrorisme bactériologique
Dr Bernard Rimland, Ph.D.
Autism Research Institute
4182 Adams Avenue
San Diego, CA 92116
« Dans l'histoire du progrès se lit en filigrane celle des refus d'autorité ». Je ne sais plus de qui est cette phrase mais j'y adhère de tout cœur, surtout en matière d'autisme. Les autorités avaient tort sur toute la ligne en imputant l'autisme au rejet maternel, en niant l'efficacité des méthodes de modification du comportement (aujourd'hui connues sous le nom d'ABA), en niant l'efficacité des cures massives de vitamines et du régime sans gluten ni caséine, en niant la progression massive de l'autisme.
Elles ont de nouveau tort, de la manière la plus désastreuse qui soit, en s'appuyant sur un torrent d'études maison pseudo-scientifiques pour démontrer l'absence de cause à effet entre les vaccins et l'autisme. La question des vaccins qui est largement traitée dans les articles et éditoriaux de l'ARRI depuis 1992, va être enfin débattue devant les tribunaux maintenant que la pression du public et des médias a contraint le Congrès à retirer du projet de loi sur la sécurité du territoire national (le Homeland Security Bill) les dispositions qui auraient protégé les laboratoires pharmaceutiques contre des actions en justice au titre des dommages provoqués par leurs produits.
Mais ce n'est pas tout. Il existe un domaine dans lequel les autorités ont une fois de plus tort, un aspect qui est jusqu'à présent passé inaperçu. Malgré le statut sacro-saint des vaccins, la vérité doit être énoncée : l'efficacité des vaccins est tout aussi relative que leur sécurité. Les vaccins ne sont d'aucune manière aussi infaillibles pour des maladies telles que la rougeole, la coqueluche, la polio et la variole, que les laboratoires pharmaceutiques, le corps médical, la FDA et le CDC1 voudraient nous en faire accroire.
Jusqu'à ce que je m'intéresse réellement à la question il y a une douzaine d'années, je croyais comme tout le monde en l'innocuité et l'efficacité des vaccins. Il existe d'innombrables articles sur la question, mais la remise en question des vaccins étant un sujet tabou, ceux qui se sont aventurés sur ce terrain n'ont bénéficié que de peu d'attention et de considération. La situation change rapidement maintenant que les menaces de terrorisme bactériologique et les campagnes de vaccination massives font la une des journaux. Mieux vaut tard que jamais : l'innocuité et l'efficacité des vaccins sont enfin abordés.
Des milliers d'articles et de multiples ouvrages se penchent sur la question. Je ne peux que chaudement recommander deux nouveaux livres : « Vaccines: Are They Really Safe and Effective » (Vaccins : qu'en est-il réellement de leur innocuité et de leur efficacité ?) de Neil Z. Miller, dont la deuxième édition est parue en 2002, et « Vaccines, Autism and Childhood Disorders » (Vaccins, autisme et troubles du développement infantile), 2003, du même auteur. Le premier, qui s'appuie sur une bibliographie de 916 références, devrait faire partie des lectures de tout un chacun, quand bien même ladite « lecture » se résumerait à parcourir les quelque 30 graphiques pour le moins édifiants de Miller. Vous en trouverez ci-dessous un échantillon, élaboré à partir de statistiques gouvernementales officielles. Les graphiques consacrés aux vaccins contre la rubéole, la coqueluche et la variole sont comparables.
Les instances médicales nous laissent entendre (voir le site du CDC) que nous devons aux vaccins le déclin de ces maladies. Il n'en est rien ! Lisons plutôt les explications de Neil Z. Miller.
Le déclin des décès imputables à la poliomyélite
s'était déjà naturellement amorcé
avant l'introduction du vaccin

De 1923 à 1953, avant même l'introduction du vaccin
à virus inactivé du Dr Salk, le taux des décès imputables à la
poliomyélite aux Etats-Unis et en Angleterre avait déjà spontanément
baissé de 47 et 55 % respectivement.
Source : statistiques démographiques mondiales
de Michael Alderson (1981).
Prévention des maladies
J'ai eu l'occasion d'insister sur ce point en différentes occasions : on oublie le plus souvent de préciser que la grande majorité des individus exposés à une maladie ne décède pas pour autant, y compris dans le contexte des pires épidémies. La peste bubonique a décimé un tiers de la population européenne. L'épidémie de grippe de 1918 a fait des milliers de victimes aux Etats-Unis. A quoi les survivants doivent-ils leur survie ? La réponse est simple : à un système immunitaire suffisamment efficace pour faire face aux pathogènes.
L'approche qui consiste à renforcer le système immunitaire afin de le protéger contre les infections et autres pathogènes est logique. Il existe pour cela des méthodes sûres et efficaces, ce que je faisais d'ailleurs remarquer en 1999 dans un courrier adressé au ministère de la Défense à une époque où de nombreux militaires se posaient à juste titre la question de la vaccination contre l'anthrax :
La susceptibilité face aux pathogènes varie d'un individu à l'autre selon, d'une part, le patrimoine génétique de chacun, et d'autre part, l'efficacité de son système immunitaire. Ce dernier, à l'instar de tous les autres mécanismes du corps humain, est largement fonction de l'état nutritionnel de l'individu.
Nombre de données scientifiques montrent que nous sommes d'autant plus résistants aux attaques des pathogènes que nous sommes correctement nourris. Nombres de données démontrent également à quel point certains compléments alimentaires sont à même de renforcer la résistance du système immunitaire aux attaques pathogènes.
Un exemple : un médecin australien, le Dr Archie Kalokerinos, s'est vu distinguer par le gouvernement australien pour avoir découvert que la simple prise de vitamine C par les enfants aborigènes avant de se faire vacciner avait pratiquement ramené à zéro leur taux de mortalité imputable aux vaccins, lequel était jusque là de 50% (voir à ce propos son livre « Every Second Child » (Un enfant sur deux).
Les études menées démontrent l'effet synergétique, en complément de la vitamine C, des vitamines B6 et E, du sélénium, du zinc, de la diméthylglycine (DMG), ainsi que d'un certain nombre d'autres nutriments, sur le système immunitaire.
Une étude menée à Fort Detrick et non publiée a révélé que la diméthylglycine, nutriment extrêmement sûr et efficace connu pour son effet favorable sur la fonction immunitaire, réduisait la mortalité de cochons d'Inde auxquels l'on avait préalablement administré une dose létale d'anthrax. Une étude menée en 1990 sur des lapins à l'université de Clemson a également montré que la consommation de DMG augmentait de 300% à 1000% la réponse immunitaire par rapport aux lapins du groupe de contrôle.
Ces nutriments qui existent sous forme de compléments alimentaires peu coûteux ne présentent aucun risque d'effets secondaires, y compris à doses relativement élevées. Nous proposons de mener pendant une période de 6 mois une expérience sur une population de militaires - peut-être 10 000 - sur le point d'être vaccinés. La moitié de ces effectifs se verrait administrer, de manière aléatoire, un ensemble de compléments alimentaires choisis par des spécialistes à la fois pour leur innocuité et leur efficacité sur le système immunitaire. L'autre moitié recevrait des placebos. Les éventuels problèmes de santé et particularités des sujets participant à l'étude seraient soigneusement consignés, et le code serait rompu au bout de six mois afin de permettre de vérifier si l'apport des compléments alimentaires destinés à renforcer le système immunitaire a éliminé ou du moins réduit de manière significative les symptômes. L'amélioration de la fonction immunitaire devrait alléger les symptômes de toutes natures et pas seulement ceux éventuellement imputables aux vaccins.
On s'inquiète dans la population civile, et ce de plus en plus, du rôle que pourraient jouer certains vaccins tels que le ROR, le Dtcoq et le vaccin de l'hépatite B dans l'apparition de maladies graves, dont l'autisme, chez les enfants. Nous soutenons en l'espèce que l'apport de compléments alimentaires renforçant le système immunitaire pendant les 30 à 60 jours précédant les vaccinations pourrait grandement limiter les risques d'effets secondaires, voire les éliminer. La mise en oeuvre de cette étude serait beaucoup plus facilement réalisable au sein de l'armée qu'auprès d'enfants.
Ce courrier est demeuré sans réponse de la part du ministère de la Défense.
Les livres de Neil Miller sont disponibles auprès de l'ARI. Voir la liste de publications (les références de ces ouvrages sont B-149 et B-153). N'hésitez pas à en commander plusieurs exemplaires afin de les diffuser à travers le monde.
1CDC (Center for Disease Control) : institut fédéral américain de recherche sur les causes et la prévention des maladies.
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