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Extraits du document anglais

«Autism: A Unique Type of Mercury Poisoning»

disponible à l'adresse

http://www.autismwebsite.com/ari/vaccine/mercurylong.htm#3g

Sallie Bernard*
Albert Enayati, B.S., Ch.E., M.S.M.E.**
Teresa Binstock
Heidi Roger
Lyn Redwood, R.N., M.S.N., C.R.N.P.
Woody McGinnis, M.D.

*Contact : sbernard@nac.net
**Contact : (201) 444-7306
njcan@aol.com

Copyright (c) 2000 ARC Research

14 Commerce Drive
Cranford, NJ 07016
21 avril 2000

La «maladie rose» ; les barrières tombent et laissent place aux découvertes antérieures ; implications médicales et sociales

La «maladie» rose : il existe un précédent historique

Il existe un précédent d'intoxication mercurielle à grande échelle de nourrissons et jeunes enfants : le syndrome de l'acrodynie, connue sous le nom de "maladie rose". Pendant plus de 50 ans, des dizaines de milliers d'enfants ont souffert les effets déroutants, débilitants et dans certains cas les séquelles à vie de cette maladie avant que n'en soit établie l'étiologie d'origine mercurielle. Extraits de l'ouvrage "The Rise and Fall of Pink Disease" (flux et reflux de la maladie rose) d'Ann Dally, paru en 1997 :

"L'acrodynie était une maladie grave, bien connue des services de pédiatrie durant la première moitié du 20ème siècle. De cette époque subsident les innombrables comptes-rendus portant sur ces enfants trop affectés pour reconnaître leur mère, à l'instar de cet enfant qui passait son temps à répéter inlassablement "Je suis si triste", ou le témoignage de cette mère : "Mon enfant se comporte comme un chien enragé". Dans certains cas, l'état des enfants s'améliorait spontanément, dans bien d'autres il demeurait chronique. Le taux de mortalité variait entre 5,5% et 33,3% et tournait en général autour de 7%. La plupart des spéculations des médecins mettaient en avant des théories infectieuses ou nutritionnelles, sans jamais envisager celle d'une possible intoxication. Il était à l'époque d'usage de conseiller aux futurs médecins de traiter les douleurs liées à la percée des dents de lait par des poudres à base de mercure, poudres qui devaient par la suite se révéler à l'origine de la maladie. Les risques inhérents à l'ingestion de mercure étaient connus depuis au moins l'époque de Paracelse, mais ce n'est qu'en 1922 que le pédiatre John Zahorsky a fait part de ses observations sur les similitudes entre la maladie rose et l'intoxication mercurielle. Il devait ensuite abandonner cette idée novatrice pour se rabattre sur une théorie plus compatible avec celles de l'époque. La plupart des médecins, y compris ceux rompus à l'usage du calomel (chlorure mercureux), envisageaient plus facilement l'empoisonnement mercuriel pour les adultes (syphilis, intoxications industrielles, maladie du chapelier fou) que pour les enfants. En 1935, la maladie était connue de tous les services pédiatriques.

Le voile a commencé à se lever en 1945 grâce au Dr. Josef Warkany de l'hôpital pédiatrique de Cincinnati. Celui-ci et ses collaborateurs devaient trouver une forte teneur en mercure dans les urines d'un enfant atteint de la maladie rose. Ils n'ont publié leurs résultats qu'en 1948, mais il est intéressant de noter que la nouvelle ne semble pas s'être répandue à travers le petit monde de la médecine pédiatrique, dont tous les membres se connaissaient pourtant. Sans doute la théorie n'était-elle pas dans l'air du temps et contredisait-elle le bon sens de l'époque. La théorie selon laquelle une intoxication mercurielle était à l'origine de la maladie rose devait être graduellement acceptée, moyennant une certaine résistance opposée par les anciens, et en particulier ceux occupant des postes clés. Le mercure a été retiré de la plupart des poudres dentaires en 1954, d'abord à l'initiative des fabricants soucieux de préserver leur image et sans doute d'éviter une interdiction égale. La maladie rose a depuis quasiment disparu. Au cours de la même décennie, la théorie a été largement acceptée et bientôt la maladie rose n'a plus été d'un lointain souvenir pour les services de consultation pédiatrique".

A l'instar de l'acrodynie il y a quelques décennies, l'autisme pourrait bel et bien n'être "qu'une autre" épidémie d'intoxication mercurielle, cette fois causée par le mercure des vaccins pédiatriques et non plus les poudres dentaires.

Les barrières tombent et laissent place aux découvertes antérieures

Les priorités et les méthodes de recherche des spécialistes de l'autisme et du mercure ont empêché jusqu'à récemment toute association entre l'intoxication au mercure et les troubles du spectre autistique.

Les effets sur l'être humain des médicaments et produits de parapharmacie contenant du mercure ont été régulièrement étudiés par des chercheurs (Warkany et Hubbard, 1953), mais mis à part le thimoséral des vaccins, l'usage de ces produits ayant considérablement diminué au cours des années 50 et 60, la plupart des spécialistes du mercure s'intéressent aujourd'hui en priorité à des études biochimiques et à des sources environnementales telles que le poisson et les usines à charbon. Certains spécialistes du mercure semblent surpris d'apprendre que le mercure est présent dans les vaccins infantiles (constatation personnelle de l'auteur), et que jusqu'en 1997, lorsque l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA) a publié un recensement massif des recherches menées en matière de mercure, les vaccins n'étaient même pas évoqués comme source potentielle. Il n'est donc guère surprenant que les spécialistes du mercure n'aient jamais trouvé utile de s'intéresser autant au thimoséral qu'à la consommation de viande de baleine dans les Iles Faroes ou l'exposition au mercure des chercheurs d'or amazoniens. De même, il n'est guère surprenant qu'aucun spécialiste du mercure ni professionnel de l'autisme n'ait jamais envisagé l'autisme comme une conséquence possible de l'exposition au mercure. Depuis sa découverte par Kanner, l'autisme a été presque exclusivement défini en termes de psychologie. Les descriptions étaient telles qu'à moins de se pencher sur la question en détail, un spécialiste du mercure aurait eu le plus grand mal à faire le lien avec un possible empoisonnement au mercure. Citons à ce propos Kanner qui, pour expliquer les problèmes d'alimentation et les vomissements de certains enfants concluait : "Nos patients opposent leur refus du monde extérieur par un refus de l'alimentation". Bruno Bettelheim, qui a dominé le discours sur l'autisme dans les années 50 et 60 et incriminait les "mères réfrigérantes", responsables du repli de leur enfant, affirmait que "la source de l'angoisse n'a aucune origine organique mais traduit bel et bien une perception destructrice de la vie" (lettre d'information de l'ARI, 1967). En 1987, Robert Sternberg devait proposer une "perspective théorique unifiée de l'autisme" en définissant le trouble en termes de "théorie triarchique de l'intelligence", et dans cette même publication, Lorna Wing et Anthony Attwood devaient écrire :

"Parfois les jeunes enfants autistes adoptent une posture abattue, le visage baigné de larmes, comme s'ils devenaient soudain conscients de leur impuissance face à un monde qu'ils ne peuvent comprendre".

Récemment encore, en 1995, une série d'articles parus dans le réputé Journal of Autism and Developmental Disorders (avril 1995), se composait de pièces d'orientation psychologique (exemple : "Generativity in the Play of Young People with Autism" (la généralisation dans le jeu des jeunes enfants)), mais d'un seul sur les aspects biomédicaux (article sur la bioptérine). La recherche biomédicale sur l'autisme existait donc, mais elle demeurait largement reléguée aux confins de la psychologie, et les caractéristiques symptomatiques de l'autisme continuaient d'être mesurées à l'aune de la psychologie.

La situation a changé de part et d'autre vers la fin des années 90. Le Congrès a demandé que soit calculée et communiquée au public la quantité cumulée de mercure contenue dans les vaccins, ce qui a suscité un intérêt pour les effets de cette substance. Des associations de parents telles que le CAN (Cure Autism Now) et la NAAR (National Alliance for Autism Research), en collaboration avec le NIH (ensemble des centres de recherche américains) ainsi que différents chercheurs, ont établi un plan de recherches sur l'autisme plus largement axé sur la compréhension des mécanismes physiologiques de la maladie. Les parents suspectant déjà un lien entre les vaccins et l'autisme, le contexte se prêtait bien à des recherches consacrées aux liens entre le mercure des vaccins et l'autisme.

Implications médicales et sociales

Populations affectées

Le NIH (1999, voir site web) estime à près d'un demi-million le nombre d'américains atteints d'autisme, trouble accablant, débilitant et permanent. Considéré le rôle du thimoséral comme l'un des principaux facteurs des troubles du spectre autistique, des efforts de recherche fondamentale et clinique devraient être consacrés à l'étude de l'incidence du mercure chez des sujets plus particulièrement susceptibles, et à la recherche de méthodes efficaces pour contrer les dommages induits. Ces recherches devraient plus particulièrement porter sur les domaines suivants, d'autres demeurant sans aucun doute à identifier :

  1. Des méthodes de chélation efficaces à travers tous les tissus du corps et en particulier le cerveau. Les chélateurs courants actuels - DMPS et DMSA - ne semblent pas en mesure de franchir la barrière céphalo-rachidienne. D'autres chélateurs prometteurs, mais encore peu étudiés à ce jour tels que l'acide alpha-lipoïque, sont à même de franchir la barrière céphalo-rachidienne (Fuchs et al, 1997) et devrait être étudiés plus en détail dans le contexte de l'autisme.
  2. Les mécanismes immunitaires face au mercure, susceptibles d'entraîner la transformation de cellules Th1 en Th2, ou encore la production d'IFNg causée par le mercure. Les travaux de Hu et de son équipe laissent penser que le mercure pourrait causer une réaction immunitaire chez n'importe quel sujet, mais que nous ne sommes pas tous protégés par une réponse immunosuppressive. Warkany et Hubbard ont par ailleurs démontré que les individus sensibles au mercure pouvaient ensuite devenir "immunes". Peut-être ces réactions pourraient-elles être testées chez des sujets autistes moyennant des recherches prudentes.
  3. Les mécanismes susceptibles d'inverser le blocage des transports Na-Si dans les intestins et les reins et d'influer sur l'absorption des sulfates.
  4. Les techniques d'élimination des activités épileptiformes dues au mercure, communes chez de très nombreux enfants autistes (LeWine et al).
  5. La greffe de cellules souches destinées à réparer les cellules endommagées pendant le développement.
Traduit par é.t.i.c